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1 février 2018

Année Lombarde : La Cour de Cassation réaffirme les sanctions en 2018.

 

prêt immobilier et sanction du TEG erroné

teg erroné : jurisprudence

Par un arrêt en date du 29 novembre 2017 (pourvoi 16-17802), la Chambre Commerciale de la Cour de Cassation a rappelé que la sanction du calcul des intérêts sur 360 jours n’est pas la déchéance du droit aux intérêts de la Banque, mais « la substitution de l’intérêt légal au taux conventionnel à compter de la date de conclusion du prêt« .

La motivation de cet arrêt est la suivante :

« Vu l’article 1134 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l’ordonnance du 10 février 2016.

Attendu que pour dire que M. X… reste débiteur envers la banque d’une certaine somme, outre intérêts, l’arrêt, après avoir retenu que la banque, qui avait calculé le taux de l’intérêt conventionnel sur une base de trois cent soixante jours et non de trois cent soixante-cinq jours, devait être déchue de son droit à intérêts, en déduit que cette déchéance entraîne « l’inéligibilité » des intérêts de retard et autres clauses pénales ; 

Qu’en statuant ainsi, alors que la sanction de l’inexactitude du taux effectif global, résultant de l’application d’un taux d’intérêt sur une base autre que l’année civile pour un prêt consenti à un consommateur ou à un non-professionnel, consiste seulement en la substitution de l’intérêt légal au taux conventionnel à compter de la date de conclusion du prêt, les intérêts de retard au taux légal et pénalités demeurant dus, la cour d’appel a violé le texte susvisé « .

En dépit de la résistance de certains Tribunaux, la position de la Cour de Cassation demeure donc inchangée.

En cas de calcul des intérêts sur une base de 360 jours au lieu de l’année civile, la sanction encourue est l’application du taux d’intérêt légal au lieu du taux conventionnel.

La Cour de Cassation précise également que c’est cette sanction qui est applicable en cas d’inexactitude du Taux Effectif Global (TEG), dans les termes suivants :

« Attendu que l’inexactitude de la mention du taux effectif global dans l’acte de prêt n’est pas sanctionnée par la déchéance totale du droit aux intérêts mais seulement par la substitution de l’intérêt au taux légal à compter de la date de conclusion du prêt« .

Cet arrêt est particulièrement intéressant au regard de la position de certains Tribunaux.

Source : Bloge de Maître Yann Gré : Avocat.

http://teg_errone.pro

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